mercredi 29 août 2012

Sotchi-Trabzon


Il était 11 heures le 27 aout, lorsque  nous sommes arrivés sur le port de Sotchi. Il faisait chaud et les démarches pour embarquer ont pris beaucoup de temps. C’est finalement à la tombée de la nuit que le ferry a commencé la traversée de la mer noire alors que nos camping-cars avaient embarqué sur un cargo et étaient déjà en mer. La traversée de nuit a été peu reposante : les cabines au confort sommaire, le repas très ordinaire et légèrement gras, les passagers bruyants dans les couloirs et sur les ponts … en bref, nous avons été contents d’accoster à Trabzon et de récupérer nos camions. Mais ce qui nous attendait était encore plus corsé. Il nous a fallut presque 6 heures pour passer la douane turque.

Petite visite de Trabzon (qui pavoise encore pour les jeux de 2011 …et, au fait, merci le FEJ pour la subvention !) puis nous rejoignons le camping au bord de la rivière qui alimente les élevages de truites. Bien sur le diner est constitué de truites fraichement pêchées.

La pluie vient nous rafraichir durant la nuit mais lorsque nous montons au monastère troglodyte de Sumela, la brume enveloppe les montagnes et la bruine nous enveloppe d’humidité.

Demain nous partons vers la Cappadoce, nous avons fait le choix d’abandonner le groupe et de raccourcir le circuit, pour visiter cette partie de la Turquie que nous ne connaissons pas.
Sotchi-Trabzon

dimanche 26 août 2012

La Russie du sud


26 aout :
Les betteraves ont remplacé les briques tombées des camions que nous avions l'habitude de voir sur le bord de la route. La campagne commence à prendre des couleurs d’automne et les récoltes avancent dans cette région très agricole du sud de la Russie, proche de la mer Caspienne. Les melons et les pastèques s’entassent sur le bord des routes et notre chemin prend des couleurs de fin de voyage : plus de poussière, plus d’ornières, plus le moindre nid de poule, cela devient presque ennuyeux. Demain nous rejoindrons Sotchi, où le bateau nous emmènera vers Trabzon en Turquie.

Dès la frontière entre le Kazakhstan et le Russie, la verdure est réapparue, les eaux de la Volga irriguent largement cette grande plaine de la région d’Astrakhan. Le temps d’un après midi et d’une soirée, nous découvrons cette ville et son kremlin.

Puis la route a filé de nouveau dans une plaine sèche, égayée par moment par les touffes des statices violettes avant de redevenir les vastes cultures des fermes collectives.
La seconde étape était à Elista, ville surprenante puisque 80% des habitants y sont bouddhistes tibétains. Un beau temple tout neuf nous ramena durant quelques instants vers l’ambiance de la Chine. Puis une étape hier à Stavropol, juste le temps d’une nuit et nous voici à Krasnodar. Nous n’aurons pas le temps de visiter la ville, juste une heure pour faire les provisions dans un hypermarché (ça me manquait un peu, on avait plus  connu cela depuis la Chine). Les 300 km restant pour rejoindre Sotchi, vont nous obliger à nous lever tôt, car il va falloir embarquer demain avant 12 h.
 
Russie du sud

samedi 25 août 2012

Le Kazakstan


16 août : Nous sommes une nouvelle fois escortés pour quitter la ville de Shimkent.

Ensuite nous allons traverser le Kazakstan durant 7 jours. Une traversée difficile, des routes souvent interrompues et remplacées par des pistes, du sable, de la poussière, des nuages de poussière, une poussière très fine qui s’infiltre partout et qui colle à la peau. Tout ce que l’on touche dans le camping-car est recouvert de poussière. Il faut secouer les draps le soir avant de dormir pour enlever la poussière.

Notre itinéraire passe par Turkestan, Djusaly. Nous passerons non loin de la mythique base spatiale de Baïkonur, avant d’arriver à Aralsk.

La mer d’Aral qui a disparu ou presque a laissé un paysage de désolation, une pauvreté incroyable et Aralsk une ville figée dans la poussière et la saleté.

C’est encore des centaines de km de très mauvaise route et de piste qu’il nous faudra parcourir avant de rejoindre la frontière russe à Kotyaevka, non loin du delta de la Volga.

Le Kazakstan

Ouzbékistan


Les femmes à pied, les hommes dans les véhicules. Les contrôles aux postes de douanes sont très stricts et prennent en général plusieurs heures. Mais entre le Kirghizstan et le Kazakhstan, une panne du véhicule d’assistance va encore retarder notre passage. C’est finalement lorsque le disque rouge du soleil atteint l’horizon que nous partons en convoi, escortés par les véhicules de police toutes sirènes hurlantes. Ouah ! Quand les policiers bloquent les feux et arrêtent les véhicules venant d’en face, on se sent très  important. Malgré le train d’enfer imposé aux équipages,  nous arriverons tout de même tard dans la nuit au parking de l’hôtel à Taraz. Le lendemain nouvelle escorte jusqu’à Shimkent, où nous abandonnons les véhicules dans un parking gardé pour nous rendre à la frontière ouzbèque . Le bus non climatisé, la route épouvantable et la longueur des formalités vont épuiser les troupes ; la nuit dans un hôtel confortable  sera bienvenue. Le lendemain nous prenons un TGV depuis Tachkent pour nous rendre à Samarkand.

Une journée et demi de visite de Samarkand, c’est juste ce qu’il faut pour survoler les merveilles de cette ville et donner l’envie d’y revenir très vite. De minaret en mausolée, de mosquée en médersa, je me régale des commentaires de notre guide historien et je ne sais plus où photographier tant les mosaïques qui nous entourent illuminent de leur belle couleur bleue et turquoise.
Samarkand
C’est en bus que nous rejoignons ensuite Boukara, et là, même fascination. Je découvre une civilisation d’Asie centrale que je méconnaissais et qui m’enchante,  je découvre aussi un intérêt soudain pour Shéhérazade et les contes des milles et nuits. Vite au retour, il faut que je relise cela !

Mais sournoisement, à la faveur d’une intense chaleur, l’épidémie guette les petits touristes que nous sommes,  et les membres du groupe tombent comme des mouches. Alain notre médecin ne sait plus où donner des médicaments. Une bonne gastro va nous faire perdre, à tous, les quelques kg  superflus.

Boukhara

Le 15 août en fin de journée, nous rentrons à Tachkent en avion  pour retrouver nos camions.

jeudi 23 août 2012

Le Kirghizstan


Nous venons de franchir la frontière entre le Kazakhstan et la Russie. Notre étape de ce soir est Astrakhan dans le delta de la Volga. Mais pour arriver ici nous avons traversé 3 pays d’Asie centrale dont tout d’abord le Kirghizstan …

Il pleut lorsque nous quittons la Chine, le route du col de Torugart monte doucement dans les montagnes mais les torrents se gonflent d’eau au fur et à mesure de notre progression. Le franchissement de la frontière se fait à 3.752 m d’altitude et les sommets enneigés témoignent de la rudesse du climat. Les caravanes de la route de la soie empruntaient cette même route, qui est devenu une piste défoncée dès l’entrée au Kirghizstan. Passé le col, nous sommes à présent dans d’immenses pâturages d’altitude autour du lac Chatir-Köl et s’il n’y avait les yourtes des nomades, on pourrait se croire en Suisse. Nous ne pouvons pas avancer à plus de 20 km/h tant les conditions pour circuler sont mauvaises. Notre route sera semblable pendant les 3 jours suivant, mais nous sommes récompensés par les magnifiques paysages qui contrastent tellement avec le désert et les steppes que nous venons de traverser en Chine. Une première nuit sera passée en pleine nature non loin de Kara-Bulung, puis il aura cette autre nuit au bord du lac Song-Köl à 3.500m d’altitude,  près des yourtes, avec une tempête de neige lors de l’ascension. Ce fut étrange de gravir dans ce paysage de montagne sur un tout petit chemin sinueux, car cela ressemblait plutôt aux chemins que nous empruntons à pied d’habitude. Au petit matin, le gel avait blanchi les herbes et les edelweiss.

L’ennui de ces pistes défoncées est que le camping-car est soumis à dure épreuve. Les nombreuses pannes et le matériel cassé, chez nos compagnons de route, et même chez les organisateurs, démontrent que ce voyage n’est pas aussi facile que l’on croit. Nous sommes relativement privilégiés avec notre petit véhicule qui passe partout, mais régulièrement il faut revisser des cadres de fenêtre, des serrures de porte, recaler la réserve d’eau qui fuit, et nettoyer le frigo où les yaourts se sont percés et répandus sur les œufs écrasés. Aujourd’hui c’est mon bidon d’huile d’olive qui s’est percé et qui s’est répandu dans la caisse à provisions. Pour les étiquettes grasses, ce n’est pas un souci, les pâtes déjà huilées avant la cuisson non plus, mais pour le chocolat, le sucre ou les biscuits, ce n’est pas terrible !

Après ces belles journées dans les montagnes kirghizes au milieu des troupeaux et des yourtes, nous redescendons  à Bishkek. Nous allons devoir aller à l’ambassade d’Ouzbékistan pour essayer d’obtenir les visas nécessaires pour aller à Samarkand et Boukhara puisque le visa global avait été refusé à Paris. Après une longue journée d’attente. Nos visas sont délivrés ; nous voyagerons en bus, train et avion mais pas en camping-car.

Kirghizstan

Direction Taraz au Kazakhstan, nous allons y laisser nos véhicules pendant 4 jours pour aller en Ouzbékistan.

lundi 20 août 2012

Notre route de la soie en Chine


Ce n’était pas un tapis volant, mais un tapis roulant. La circulation n’a jamais été trop dense sauf dans les grandes villes. Les caprices de notre GPS nous ont fait découvrir parfois des endroits impossibles où il a fallut faire demi-tour, parfois des routes non identifiées, parfois des rencontres de personnes étonnées de nous voir avec notre drôle de maison à roulette, et des enfants ravis de recevoir les sucettes que j’avais emportées. Un jour où, ramassant des cailloux sur le bord de la route (quelle idée !), je suis rendue compte 300 km plus loin que mes chaussures avaient disparu ! Oubliées à côté du camping-car … on a pas fait demi-tour !

 Merci à ce portier d’hôtel muet qui a su faire le dessin pour nous permettre de trouver notre chemin (en chinois c’eut été plus compliqué). Merci aussi à ce policier qui nous a guidé, ou à cet employé de péage qui a bloqué la barrière pendant 10mn pour écrire en chinois les noms des directions à prendre afin que nous puissions lire les panneaux. Merci à ces chinois qui ont demandé et été heureux d’être pris en photo avec nous. Nous apprécions vraiment l’exception de ce voyage qui nous a fait traverser ce beau pays par la route.

Notre route de la soie chinoise

LA ROUTE DE LA SOIE : de Xi'an à la frontière chinoise


A partir de Xi’an, le paysage change. Nous arrivons dans la Province du Gansu. Les montagnes apparaissent et la pluie qui a nettoyé la ville a aussi dissipé le brouillard qui nous enveloppait depuis des jours. Les premières montagnes qui cassent le paysage ne sont pas très hautes, elles sont complètement travaillées en terrasse, cassées par endroits de canyons creusés par des rivières bien asséchées à présent. Puis de hauts plateaux couverts de cultures maraichères grouillantes de vie. La mécanisation n’étant pas très grande, beaucoup de femmes et quelques hommes s’affairent dans les cultures.

La route va nous mener ensuite vers un lac d’altitude étalé au milieu de champs de colza. L’endroit est attractif, de nombreux touristes chinois y séjournent en été. La rive opposée est bordée de dunes de sable, l’endroit est charmant. Il y a ensuite la ville de Xining avec son monastère tibétain de Ta’er. Puis nous allons franchir le corridor du Hexi pour rejoindre Zangye. La municipalité de Zangye nous avait déjà offert une réception à Pékin, mais cette fois, c’est une grande journée festive qu’ils ont organisé pour inaugurer le premier camping de leur région. Dommage j’aurais préféré passer plus de temps dans les magnifiques montagnes et leurs pics enneigés que nous venions de traverser par des cols s’élevant à plus de 3.500 m.

Mais bien vite les majestueuses montagnes vont laisser la place à des zones plus hostiles et arides. La fin de la muraille de Chine située à Jiayuguan marque aussi le début du désert et de toutes les oasis qui jalonnent à présent la route de la soie.


ROUTE DE LA SOIE 1

Dunhuang d’abord, après une journée de traversé d’un désert de sable. Il y fait chaud, 40°, et l’ombre y est rare, mais un orage bienfaiteur nous offrira un peu de fraicheur pour aller visiter les grottes des milles bouddhas datant du 4° siècle de notre ère. L’instant est rare car elles seront sans doute fermées au public assez rapidement. Comme Lascaux, les visites sont polluantes et altèrent les peintures.

Nous sommes à présent dans la province du Xinjiang et la présence de nouvelles ethnies en particulier des Ouïgours de confession musulmane.

Après Hami, c’est Turpan qui sera notre étape. Ici les raisins sont séchés dans des abris en terre et font la réputation de la ville. Mais il y a aussi la cité ancienne de Jiaoche. Cité troglodyte, creusée dans la falaise d’argile, et puis le minaret de la mosquée du sultan Emin, construit en terre cuite, sur le même modèle que ce que nous devrions voir en Ouzbékistan.

Maintenant nous souffrons vraiment de la chaleur. Les nuits sont à peine moins chaudes que le jour, 33° au lieu de 43° et nous n’arrivons pas à rafraichir l’air du camion. Le beurre ressemble à de la Danette et heureusement qu’il ne nous reste plus de pastis car il n’y aurait pas de glaçons à y mettre.

Le désert est à présent bordé par les « Monts Célestes ». La vision des hauts sommets enneigés et des glaciers dominant le désert est sans doute quelque chose d’inoubliable. Chaque oasis, étape d’un jour, nous offre de nouvelles découvertes : les marchés colorés et odorant, les vestiges du passé où les caravanes de marchands apportaient la prospérité, les paysages sculptés par le temps.

Et nous arrivons à Kashgar, dernière étape chinoise de la route de soie. Nous sommes le 5 aout, demain, nous quitterons la Chine pour passer au Kirghizstan.

ROUTE DE LA SOIE 2

Xi’an


C’est ici que démarre la route de la soie. La ville est complètement noyée dans la brume lorsque nous arrivons. Ici encore larges avenues, et immeubles géants prouesses d’architectes côtoient les sites  de la Chine ancienne. Nous visitons la petite Pagode de l’Oie sauvage mais surtout nous rendrons visite aux 8.000 guerriers immortels de l’armée de terre cuite chargés de veiller sur le premier empereur de Chine depuis le 3° siècle.

XI'AN

mercredi 15 août 2012

En route vers le sud


Après les pistes de Mongolie les larges autoroutes chinoises sont comme un ruban de velours, mais plus nous avançons, plus la température monte et plus la brume nous enveloppe. A certains endroits, c’est comme du brouillard tellement la grisaille s’accroche partout. Cependant il fait en permanence plus de 30°, avec une moiteur qui engourdi dès que nous sortons de notre camion.

Les chinois sont très accueillants. Ils sont très étonnés de voir nos véhicules. Dès que nous nous arrêtons, 4 ou 5 personnes arrivent, regardent par les fenêtres, ils veulent visiter ou voir ce qui est à l’intérieur, alors si j’ouvre la porte et que je fais la visite guidée, c’est des rires ébahis. Ils sont super !

Nos étapes : au sud de Taiyuan, l’ancienne cité de Pingyao est notre première étape après Pékin. Superbe ville fortifiée datant de la dynastie des Ming, c’est une des plus anciennes villes de Chine. Nous y passons une journée à flâner et à visiter une partie des sites historiques, temples et musées.

Pingyao
Shaolinsi  est notre étape suivante.

Ici, c’est la montagne, mais dans la brume (certain disent que c’est la pollution, j’ai tendance à penser que c’est un mélange d’humidité et de pollution). Le relief se devine comme une ombre chinoise (tient c’est peu être l’origine de l’expression !).

Ici, les monastères bouddhistes et leurs temples s’associent aux arts martiaux. Ils sont connus dans le monde entier pour la pratique et l’apprentissage de cet art si particulier. Nous visiterons le monastère Shaolin et assisteront à une démonstration des élèves de l’école d’arts martiaux du monastère. Un très beau spectacle nous sera également offert le soir au milieu de la montagne avec des centaines d’acteurs et de nouvelles très belle démonstrations d’agilité des jeunes athlètes.
Shaolin

La route en Chine



Notre GPS est un peu perdu, les routes et autoroutes se construisent si vite que les mises à jour cartographiques ne suivent plus. Ainsi en quittant Pékin, notre « cocote » (le  GPS a une voix féminine) nous à conduit à travers les montagnes sur la route des temples. Nous étions ravis devant ces paysages magnifiques et en pensant aux autres équipages qui avaient emprunté l’autoroute, nous nous disions que nous avions beaucoup de chance. Mais lorsque le soleil a commencé à décliner, car la nuit tombe vers 20h, et que nous nous sommes aperçu qu’il y avait encore 300 km à faire pour trouver notre point de stationnement, à une vitesse moyenne d’environ 50 km/h, nous avons commencé à insulter « cocote ». Arrivée à 22 h avec 180 km de trop !
De Pékin à Xi'an

dimanche 12 août 2012

LA CHINE

La frontière avec la Mongolie à peine franchie, nous sommes sous le choc, la piste dans le désert se transforme en large avenue bordée d’arbres, d’immeubles récents, de commerces et de restaurants attractifs. La ville est là, poussée comme un champignon un jour de pluie. Puis à la sortie de la ville, le désert est toujours là. Il nous faudra encore deux  journées de route et un embouteillage gigantesque de 40 km de camions, avant d’arriver à Pékin.



La Chine de Mao telle que nous la voyons encore en occident, a bien disparu. Nous sommes dans un pays ou le modernisme et la démesure tranchent avec tout ce que nous avions vu en Russie et en Mongolie. Des travaux pharaoniques jalonnent notre route : les autoroutes et les lignes de TGV, avec des ouvrages d’art immenses, des constructions d’immeubles, des équipements surdimensionnés qui impressionnent et donnent l’idée de l’évolution géante de ce pays. Et puis, il y a l’héritage culturel.
Pékin
Ouah ! Quelle ville : tout d’abord les temples, la cité interdite et le palais d’été, les tombeaux Ming, la grande muraille, et puis le stade olympique  et aussi les pandas du zoo ; tant de splendeurs que je ne sais pas ce que je ferai des centaines de photos que j’ai faites ! Mais 4 journées de visites, même bien organisées, n’est absolument pas suffisant pour apprécier une telle ville.
Pékin

vendredi 10 août 2012

Privée de Blog !

10 juillet 2012, nous entrions en Chine et dès de ce moment l'accès à mon blog n'a plus été possible ! La Chine et Google ne font pas bon ménage ...
Il va falloir ratrapper le temps perdu et les kms parcourus.

Depuis deux jours nous sommes au Kirghistan, et les paysages que nous traversons sont dignes des catalogues de voyage .... la Suisse avec en plus les yourtes et les chevaux.

Mais il me faut revenir en arrière, du 4 au 10 juillet, nous traversons la Mongolie ...

La Mongolie, c'est le paradis pour les amateurs de chevaux !
Des collines verdoyantes, une végétation courte, car nous sommes à 1.500 d’altitude en moyenne, et puis des troupeaux, des troupeaux immenses, vaches, moutons chèvres et bien sur les chevaux. Au milieu de cette nature grandiose, des grappes de yourtes et des gens souriants et gentils.

Alors que nous repartions vers Ulaan Baatar après notre première nuit en Mongolie, nous avons eu la chance de faire une rencontre inoubliable. En préparation de la fête nationale mongole les 11 et 12 juillet, les familles commençaient à se rassembler et une course de chevaux pour enfants était organisée. Les pickups affluaient de partout, on habillait les enfants, et on se préparait pour la fête. Les enfants étaient tout excités par ces préparatifs et les parents montraient une fierté toute méritée. Durant deux heures, nous avons assisté à ces préparatifs et puis la course a commencé. Les enfants devaient parcourir 9 km, ils devaient pour cela, contourner la montagne. Certains étaient très jeunes pas plus de 3 ou 4 ans : incroyable ! Ils étaient à l’aise sur leur monture comme sont nos enfants sur leurs bicyclettes. Beaucoup des parents sont partis sur leur cheval au galop, pour être à l’arrivée avant les enfants. N’ayant pas de chevaux, et notre camping-car n’étant pas un 4x4, nous n’avons pas pu être là pour applaudir le vainqueur.

Puis moins pittoresque, l’entrée dans la ville de Ulaan Baatar, fut un moment tout aussi inoubliable. Un violent orage avait transformé la poussière en boue et les ornières de la piste qui bordent l’autoroute en construction, ne sont même pas imaginables en Europe. La suite était tout aussi mémorable, des rues défoncées, des ruisseaux d’eau sale et une circulation la plus chaotique qu’on puisse rencontrer. Enfin, le parking prévu, en pleine ville était si inaccessible que nous avons fini par dormir à l’hôtel. La sortie de la ville fut tout aussi épique, mais l’étape était courte, nous allions dormir dans des yourtes d’un camp de vacance dans le parc national de Terelj.



L'association Christina Noble

Lors de notre passage à Ulaan Baatar, nous avons apporté tout les colis préparés pour les enfants. Grace à l’aide généreuse aide de Guy Videau qui a transporté pour moi, le m3 de vêtements, jouets et matériel scolaire que j’avais collecté, tout est arrivé à bon port. Nous avons rencontré la responsable et  le personnel de l’établissement. Les enfants pour la plupart, ont subit des violences domestiques ou ont été abandonnés. Ils ont à présent la chance d’être sous la protection de l’association, d’être éduqués, scolarisés et auront certainement un meilleur avenir que ceux que nous avons croisé dans la rue. Nous avons visité les yourtes qui abritent les enfants et elle nous a parlé de l’action menée dans la ville. Les plus grands ont fait une démonstration de Taïkwendo. Les plus jeunes étaient à nos côtés en demande de tendresse, tel des petits chats qui viennent ronronner contre leur maître.  Je suis ravie d’avoir pu apporter une infime contribution à l’association. Les dons sont toujours les bienvenus et seront bien utilisés.





L’autre partie intéressante de la Mongolie, fut la traversée du désert de Gobi, dans sa partie la plus occidentale.

440 Km de pistes. Il fallait suivre le pisteur, qui montrait le chemin, car une multitude de traces s’offraient à nous et certaines étaient impraticables. En effet une nouvelle piste se forme quand la piste habituelle devient trop mauvaise. Ceci ne nous a pas évité l’enlisement !

Le désert de Gobi à cet endroit est assez étrange, il avait beaucoup plu, et il était très vert. C’est donc un mélange de sable, de pierres, et de végétaux résistants à la sécheresse. Il y avait même des fleurs, beaucoup d’animaux également, des chevaux bien sur, mais aussi des chameaux. Les quelques yourtes d’éleveurs disséminées dans l’immensité du désert, dont l’altitude moyenne est de 1.100 m, créaient quelques taches blanches. Les pistes sont utilisées par une multitude de camions dont certains roulent à vive allure, alors que notre moyenne était de 27-28 km/h. La conduite dans de telles circonstances est assez éprouvante, car il faut rester très concentré sur le devant du camion pour éviter pierres, ornières ou sable mou. Pour venir au bout de cette épreuve, il nous a fallu 2 jours et demi et deux bivouacs, il fallu respirer des m3 de poussière et même plus encore, le jour où une fenêtre arrière est restée entrouverte, et que nous avons retrouvé une couche de poussière ocre sur notre lit, et dans tout l’arrière du camping-car. J’en aurais pleuré devant un tel désastre. A part cela, notre camion a bien résisté, hormis le marchepied qui est resté accroché dur une grosse butte dure, alors que nous passions près d’un camion qui avait renversé son chargement. D’autres y ont laissé des pare-chocs, des pièces de suspension, ont du revisser ou consolider les meubles qui commençaient à se décrocher. Nous méritons bien, à présent, le titre de baroudeur.